PUBLIÉ LE 8 MARS 2025
DANCING BEYOND MEMORIES
par Aline DerderianPremière édition,
limitée à 150 exemplaires
Numérotés et signés par l’auteure
english (original text)
français (traduction par l’auteure)
Արեւմտահայերէն
traduction en arménien occidental :
Aragah Mehrabi
relecture, traduction et corrections
de l’arménien occidental :
Zepur Mehrabi
Betti Kilerjian
Sofya Mamyan
coordination Arménie:
Qnarik Nersissyan
illustrations :
Warren Manvelyan
direction artistique,
et conception:
Guévørk Aivazian
impression :
Inchiostro Puro
Couv.: Fedrigoni Special paper,
Splendorlux Argento
Waterproof, High Gloss
Int.: Arena Natural Rough 90gr
+ GSK 90 gr + Gardamatt 100gr
174 pages
210 x 160 mm
ISBN 978-2-492700-09-5
FR
Dans quelle mesure les arts visuels, la danse et les pratiques corporelles peuvent-ils être envisagés comme des outils sociaux et politiques pour des praticiennes dans des régions telles que l’Arménie, où les cultures, l’esthétique et les programmes institutionnels sont surplombés par le patriarcat et menacés par des conflits géopolitiques influant sur le quotidien de tout un peuple ? En examinant ces champs disciplinaires d’un point de vue décentralisé, comment le corps en mouvement peut-il être un matériau de contestation, de libération, un vecteur de célébration de la culture arménienne héritée ou encore un moyen de rassembler ?
En mai 2021, un colloque digital international a rassemblé des personnalités de la création et de la recherche en diaspora, ou liées, d’une manière ou d’une autre, à la région. Pour elles·eux, le corps représente un point nodal de leur pratique de la danse, de la performance, des arts visuels ou encore de leurs recherches académiques. Ce livre souhaite donner un compte-rendu actualisé des idées, des réflexions et des productions discutées lors de cet événement.
ALINE DERDERIAN
Formée aux techniques contemporaine et classique depuis l’enfance, Aline Derderian chorégraphie et danse notamment au sein de CONSENSUS, compagnie qu’elle fonde en 2014 et avec laquelle elle signe une dizaine de pièces dont Défigure sur la plage inerte, L’antigonie, Motel, Blouson de souvenirs (ou comment tenir le tympanon), Kanayk’…
En 2016, elle reçoit la bourse Leverhulme for the arts et obtient un MFA en chorégraphie avec distinction du Trinity Laban Conservatoire of Music & Dance de Londres deux ans plus tard. L’approche multidisciplinaire des études en arts au Royaume-Uni et la danse postmoderne américaine ont fortement influencé sa pratique chorégraphique qui allie danse, performance, arts plastiques, vidéo et improvisation. En tant qu’interprète, elle a dansé notamment pour Bouchra Ouizguen, Mette Sterre, Anatoli Vlassov, Scatter Dance Company, Dimitra Petsa… Aline a soutenu sa thèse de doctorat en arts plastiques (recherche-création) en novembre 2022 à l’Université Rennes 2. Celle-ci questionne les liens entre chorégraphie et performance en diaspora arménienne, en miroir des pédagogies radicales californiennes de la fin des années soixante. Ce travail de presque cinq années a donné lieu à la création de deux solos en 2021 et 2022, We should return to our winter home : an embodied research on Armen Ohanian et Of basalt, présentés à diverses occasions dont une première lors de l’ouverture de l’exposition MENK sous le commissariat de Guillaume Toumanian (Como, Rennes, Gentilly, Mont-de-Marsan, Pantin).
En parallèle de ses recherches, Aline Derderian a enseigné à Central Saint Martins (Université des arts de Londres) de 2016 à 2020. Actuellement, elle enseigne l’histoire de la danse ou de la performance et anime des ateliers chorégraphiques ou autres volets de médiation dans divers lieux (ex. : Université Rennes 2, UCO Angers, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Complexe scolaire Mkhitar Sebastatsi).
Dans quelle mesure les arts visuels, la danse et les pratiques corporelles peuvent-ils être envisagés comme des outils sociaux et politiques pour des praticiennes dans des régions telles que l’Arménie, où les cultures, l’esthétique et les programmes institutionnels sont surplombés par le patriarcat et menacés par des conflits géopolitiques influant sur le quotidien de tout un peuple ? En examinant ces champs disciplinaires d’un point de vue décentralisé, comment le corps en mouvement peut-il être un matériau de contestation, de libération, un vecteur de célébration de la culture arménienne héritée ou encore un moyen de rassembler ?
En mai 2021, un colloque digital international a rassemblé des personnalités de la création et de la recherche en diaspora, ou liées, d’une manière ou d’une autre, à la région. Pour elles·eux, le corps représente un point nodal de leur pratique de la danse, de la performance, des arts visuels ou encore de leurs recherches académiques. Ce livre souhaite donner un compte-rendu actualisé des idées, des réflexions et des productions discutées lors de cet événement.
ALINE DERDERIAN
Formée aux techniques contemporaine et classique depuis l’enfance, Aline Derderian chorégraphie et danse notamment au sein de CONSENSUS, compagnie qu’elle fonde en 2014 et avec laquelle elle signe une dizaine de pièces dont Défigure sur la plage inerte, L’antigonie, Motel, Blouson de souvenirs (ou comment tenir le tympanon), Kanayk’…
En 2016, elle reçoit la bourse Leverhulme for the arts et obtient un MFA en chorégraphie avec distinction du Trinity Laban Conservatoire of Music & Dance de Londres deux ans plus tard. L’approche multidisciplinaire des études en arts au Royaume-Uni et la danse postmoderne américaine ont fortement influencé sa pratique chorégraphique qui allie danse, performance, arts plastiques, vidéo et improvisation. En tant qu’interprète, elle a dansé notamment pour Bouchra Ouizguen, Mette Sterre, Anatoli Vlassov, Scatter Dance Company, Dimitra Petsa… Aline a soutenu sa thèse de doctorat en arts plastiques (recherche-création) en novembre 2022 à l’Université Rennes 2. Celle-ci questionne les liens entre chorégraphie et performance en diaspora arménienne, en miroir des pédagogies radicales californiennes de la fin des années soixante. Ce travail de presque cinq années a donné lieu à la création de deux solos en 2021 et 2022, We should return to our winter home : an embodied research on Armen Ohanian et Of basalt, présentés à diverses occasions dont une première lors de l’ouverture de l’exposition MENK sous le commissariat de Guillaume Toumanian (Como, Rennes, Gentilly, Mont-de-Marsan, Pantin).
En parallèle de ses recherches, Aline Derderian a enseigné à Central Saint Martins (Université des arts de Londres) de 2016 à 2020. Actuellement, elle enseigne l’histoire de la danse ou de la performance et anime des ateliers chorégraphiques ou autres volets de médiation dans divers lieux (ex. : Université Rennes 2, UCO Angers, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Complexe scolaire Mkhitar Sebastatsi).
ENG
In what measures can the visual arts, dance, and movement practices be envisioned as social and political tools for practitioners in regions such as Armenia, where cultures, aesthetics, and institutional programmes are patriarchally led and geographically threatened by conflicts that affect the everyday life of an entire country? Looking at visual arts, dance, as well as performance studies from a decentralised perspective, how can the moving body be a material of contest, liberation, or a place of celebration for inherited Armenian culture and togetherness?
In May 2021, a digital international conference gathered female and non-binary identified creatives and scholars from Armenia, in diaspora, or related to the region, with a dance, performance, visual art practice, or academic agenda, whose body is central to their work. This book wishes to give an actualised account of the ideas, reflections and productions discussed during this event.
DR. ALINE DERDERIAN
In 2016, she was a recipient of the Leverhulme grant for the arts, which enabled her to receive an MFA in choreography with distinction from the Trinity Laban Conservatoire of Music & Dance in London two years later. The English multidisciplinary approach of studies in the arts and American postmodern dance have strongly influenced her choreographic practice, which combines dance, performance, visual arts, video and improvisation. As a performer, she has danced for Bouchra Ouizguen, Mette Sterre, Anatoli Vlassov, Scatter Dance Company, Dimitra Petsa... Aline defended her practice-as-research-based PhD thesis in Fine Arts in November 2022 at the University of Rennes 2. Her creative research explores the links between choreography and performance in the Armenian diaspora in the mirror of the radical Californian art pedagogies of the late 1960s. This work of almost five years, led to the creation of two solos in 2021 and 2022, We should return to our winter home: an embodied research on Armen Ohanian and Of basalt, which were presented on many occasions, including a premiere at the opening of MENK exhibition curated by Guillaume Toumanian (Como, Rennes, Gentilly, Mont-de-Marsan, Paris). Alongside her scholarship, Aline Derderian taught at Central Saint Martins (London University of the Arts) from 2016 to 2020. She currently teaches history of dance and performance studies as well as runs choreographic workshops and other community-based activities in various venues (e.g. Université Rennes 2, UCO Angers, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Mkhitar Sebastatsi Educational Complex).
In what measures can the visual arts, dance, and movement practices be envisioned as social and political tools for practitioners in regions such as Armenia, where cultures, aesthetics, and institutional programmes are patriarchally led and geographically threatened by conflicts that affect the everyday life of an entire country? Looking at visual arts, dance, as well as performance studies from a decentralised perspective, how can the moving body be a material of contest, liberation, or a place of celebration for inherited Armenian culture and togetherness?
In May 2021, a digital international conference gathered female and non-binary identified creatives and scholars from Armenia, in diaspora, or related to the region, with a dance, performance, visual art practice, or academic agenda, whose body is central to their work. This book wishes to give an actualised account of the ideas, reflections and productions discussed during this event.
DR. ALINE DERDERIAN
In 2016, she was a recipient of the Leverhulme grant for the arts, which enabled her to receive an MFA in choreography with distinction from the Trinity Laban Conservatoire of Music & Dance in London two years later. The English multidisciplinary approach of studies in the arts and American postmodern dance have strongly influenced her choreographic practice, which combines dance, performance, visual arts, video and improvisation. As a performer, she has danced for Bouchra Ouizguen, Mette Sterre, Anatoli Vlassov, Scatter Dance Company, Dimitra Petsa... Aline defended her practice-as-research-based PhD thesis in Fine Arts in November 2022 at the University of Rennes 2. Her creative research explores the links between choreography and performance in the Armenian diaspora in the mirror of the radical Californian art pedagogies of the late 1960s. This work of almost five years, led to the creation of two solos in 2021 and 2022, We should return to our winter home: an embodied research on Armen Ohanian and Of basalt, which were presented on many occasions, including a premiere at the opening of MENK exhibition curated by Guillaume Toumanian (Como, Rennes, Gentilly, Mont-de-Marsan, Paris). Alongside her scholarship, Aline Derderian taught at Central Saint Martins (London University of the Arts) from 2016 to 2020. She currently teaches history of dance and performance studies as well as runs choreographic workshops and other community-based activities in various venues (e.g. Université Rennes 2, UCO Angers, Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Mkhitar Sebastatsi Educational Complex).
Background video is a fragment from Forget Me Not
by Margot de Kerangat and Oscar Viguier, the duo behind Öm. Forget Me Not is an intimate portrait of dreams, personal memories, and contemporary reflections on cultural identity.
by Margot de Kerangat and Oscar Viguier, the duo behind Öm. Forget Me Not is an intimate portrait of dreams, personal memories, and contemporary reflections on cultural identity.